Les ministres chargés de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont signé mardi 13 octobre à Ouagadougou un accord destiné à harmoniser les formations universitaires au sein de l’Alliance des États du Sahel. Le texte vise aussi à mieux relier la recherche scientifique aux besoins économiques et sociaux des trois pays.
L’accord a été paraphé par le Burkinabè Adjima Thiombiano, le Malien Bouréma Kansaye et le Nigérien Mamadou Saïdou, en marge de la deuxième conférence internationale consacrée à l’endogénéisation des curricula. Il donne un cadre politique à une coopération jusque-là discutée entre les responsables de l’enseignement supérieur de la Confédération.
Les autorités ne présentent toutefois pas cette harmonisation comme une uniformisation totale. Selon les explications rapportées à l’issue de la rencontre, les programmes communs devront conserver les spécificités culturelles et nationales tout en facilitant les passerelles entre établissements et la reconnaissance des parcours.
Le chantier doit également favoriser l’intégration des savoirs locaux dans les contenus pédagogiques et orienter davantage la recherche vers des solutions adaptées aux réalités sahéliennes. Les modalités précises d’application, notamment le calendrier et les filières prioritaires, n’ont pas encore été rendues publiques.
Une délégation togolaise a participé aux échanges en qualité d’invitée. Le Togo ne figure cependant pas parmi les trois signataires de l’accord, qui demeure un instrument propre aux États membres de l’AES.
Cette étape prolonge les travaux engagés lors d’une première conférence organisée à Bamako en juin 2025. Les trois gouvernements avaient alors affirmé leur volonté de rapprocher leurs systèmes universitaires, leurs diplômes et leurs politiques de recherche.
Sources et corrections
Sidwaya, Gouvernement du Burkina Faso et Agence d’information du Burkina, consultés le 14 octobre 2026.




Réagir à cet article