Vingt et un des 29 pays évalués dans l’indice 2026 des marchés financiers africains ont amélioré leur score, grâce notamment au recul de l’inflation, au renforcement de certaines réserves de change et à des réformes réglementaires. La faible activité des échanges demeure toutefois un obstacle à l’attraction des capitaux.
L’indice publié mercredi 14 octobre par Absa et le Forum officiel des institutions monétaires et financières couvre des économies représentant environ 80 % de la population et du produit intérieur brut du continent. Son score moyen atteint 56, le niveau le plus élevé depuis la création du classement il y a dix ans.
L’Afrique du Sud conserve la première place, devant Maurice et la Namibie. Le Cap-Vert réalise la plus forte progression avec un gain de six rangs, à la treizième place, soutenu par l’amélioration de ses réserves de change et de nouvelles initiatives de finance durable.
Le Ghana gagne quatre places et se classe sixième, porté par le ralentissement de l’inflation et un regain d’activité boursière. Le Botswana et le Nigeria reculent chacun de deux rangs, respectivement aux septième et huitième places. L’accès aux devises et la transparence pèsent sur le score nigérian, tandis que la hausse des prix pénalise le Botswana.
Le rapport mesure la profondeur des marchés d’actions et d’obligations, l’accès aux devises, l’importance de l’épargne institutionnelle, les conditions macroéconomiques ainsi que la qualité de la réglementation. Sa méthodologie a été révisée pour comparer chaque pays à des repères fixes de bonne pratique plutôt qu’aux seuls résultats des autres participants.
La multiplication des produits financiers et l’amélioration des infrastructures de marché ne se traduisent pas encore partout par davantage de transactions. Pour les entreprises et les États, cette liquidité limitée réduit la capacité de lever des fonds en dehors du crédit bancaire et de mobiliser l’épargne vers les investissements de long terme.
Sources et corrections
Rapport Absa OMFIF 2026, page de lancement Absa et Reuters consultés. Le classement, le score moyen, la méthode et l’enjeu de liquidité ont été recoupés.




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