Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Malawi, la pénurie de carburant force des automobilistes à dormir aux stations

Le manque de devises et les tensions sur les approvisionnements ont ravivé les files d’attente, avec des conséquences directes pour les transports et l’activité quotidienne.

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Station-service sur le continent africain
Image d’illustration d’une station-service en Afrique, sans lien direct avec les files d’attente observées au Malawi. Photo MBERABAHIZI via Wikimedia Commons, domaine public CC0.

Des automobilistes passent la nuit dans des files d’attente devant les stations-service du Malawi, où une nouvelle pénurie de carburant perturbe les transports et l’activité économique. La situation s’est nettement dégradée ces dernières semaines, selon des témoignages recueillis par Reuters.

À Lilongwe, certains conducteurs disent attendre plusieurs jours sans garantie d’être servis. Un conducteur de moto-taxi interrogé par l’agence affirme ne pas avoir pu travailler normalement pendant trois semaines, faute d’essence disponible.

Les autorités attribuent principalement ces difficultés au manque chronique de devises étrangères. Le Malawi importe l’essentiel de son carburant et doit disposer de dollars pour payer ses fournisseurs, alors que ses réserves restent sous pression.

Le gouvernement estime que les perturbations internationales liées à la guerre impliquant l’Iran ont aggravé le coût et la disponibilité des approvisionnements. Cette explication intervient dans un pays déjà confronté à l’inflation et à une forte fragilité de sa monnaie.

Les pénuries touchent directement les déplacements, le commerce et les petites activités dépendantes du transport. Elles augmentent aussi les coûts supportés par les ménages lorsque le carburant se négocie en dehors des circuits habituels.

Le Malawi cherche parallèlement un nouvel accord de financement avec le Fonds monétaire international. Aucun programme n’a encore été conclu, alors que le pays tente de restaurer ses réserves de change et de stabiliser ses importations essentielles.

Sources et corrections

Reportage original de Reuters consulté. Les témoignages et les explications gouvernementales restent clairement attribués.

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