Un groupe de détenteurs d’obligations sénégalaises représentant environ 2,2 milliards de dollars de titres a choisi Alvarez & Marsal comme conseiller financier, selon trois sources citées mardi par Reuters. Cette étape intervient alors que Dakar prépare une restructuration de sa dette afin de rétablir l’accès à un programme du Fonds monétaire international.
Le groupe détient une part importante des quelque 5,2 milliards de dollars d’euro-obligations du Sénégal. Il est déjà assisté sur le plan juridique par le cabinet White & Case, selon les mêmes sources.
Dans une lettre adressée aux autorités et consultée par Reuters, les créanciers préviennent qu’une réduction du principal pourrait compliquer et retarder les discussions. Le document plaide pour une solution fondée sur l’allongement des échéances et l’ajustement des intérêts plutôt que sur une décote.
Le gouvernement sénégalais cherche parallèlement à conclure un accord avec ses créanciers officiels et ses détenteurs d’obligations d’ici décembre. Il espère ainsi débloquer un nouveau programme du FMI évalué à environ 2,2 milliards de dollars.
La crise de confiance trouve son origine dans la découverte de passifs qui n’avaient pas été déclarés par l’administration précédente. Leur montant est estimé à près de 13 milliards de dollars, tandis que la dette publique approche 130 % du produit intérieur brut selon les évaluations citées par Reuters.
Alvarez & Marsal et White & Case n’avaient pas répondu aux demandes de commentaire au moment de la publication de la dépêche. Les modalités d’une éventuelle restructuration restent donc en négociation et aucun accord définitif n’a été annoncé.
Sources et corrections
Informations exclusives attribuées à Reuters, complétées par son analyse sur le cadre de restructuration sénégalais.




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