Vingt-huit personnes ont été arrêtées au Ghana et au Nigeria et 117 victimes présumées de traite ont été secourues lors d’une semaine d’opérations contre les centres d’escroquerie en ligne, ont annoncé mardi le département américain de la Justice et plusieurs entreprises technologiques.
Au Ghana, les forces de l’ordre ont interpellé 19 suspects à Sasaabi et saisi 303 appareils électroniques. Les 117 personnes retrouvées sur place, toutes présentées comme des ressortissants nigérians, attendaient leur rapatriement. Au Nigeria, neuf autres suspects ont été arrêtés et 53 appareils saisis.
Les enquêteurs ont identifié au moins 89 victimes d’escroqueries ayant déclaré des pertes cumulées de 8,3 millions de dollars. Les méthodes visées comprennent l’usurpation d’identité, les fausses arrestations numériques et les placements frauduleux en cryptomonnaies, souvent précédés d’une longue mise en confiance.
Dans le volet numérique de l’opération, Meta affirme avoir supprimé plus de 3,7 millions de comptes, pages et groupes sur Facebook et Instagram. L’entreprise dit avoir partagé des informations sur plus de 30 centres suspects avec les autorités et d’autres plateformes.
Coinbase a également indiqué avoir contacté 65 utilisateurs potentiellement ciblés, ce qui aurait permis d’empêcher environ 415 000 dollars de pertes. Ces chiffres proviennent des organisations participantes et n’ont pas tous fait l’objet d’une vérification judiciaire indépendante.
L’opération a réuni des services de dix pays et quinze entreprises technologiques. Elle illustre le déplacement d’une partie des réseaux d’arnaque vers l’Afrique de l’Ouest, où des personnes recrutées sous de faux prétextes peuvent être contraintes d’alimenter des campagnes frauduleuses.
Sources et corrections
Département américain de la Justice, Meta, Graphic Online et Recorded Future News.




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