La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a mené mardi 13 octobre de nouvelles frappes sur l’ouest de Sanaa, capitale yéménite contrôlée par les Houthis, selon la chaîne Al Masirah et des habitants cités par l’Associated Press. La nature exacte des installations touchées n’était pas immédiatement établie.
Avant les frappes, la coalition avait demandé aux civils de quitter le site de la compagnie pétrolière yéménite et les zones de stockage voisines dans le secteur d’Al Subaha. L’entreprise, administrée par les Houthis, a affirmé que les réservoirs étaient vides et que les réserves destinées à la population ne seraient pas affectées.
Le porte-parole militaire houthi Yahya Saree a menacé l’Arabie saoudite d’une riposte à Riyad en cas d’attaque. Cette déclaration intervient dans une séquence d’échanges de tirs et de menaces dont plusieurs bilans et revendications ne peuvent être vérifiés indépendamment.
La tension s’est aggravée après le barrage de missiles et de drones lancé samedi contre l’Arabie saoudite. L’attaque contre l’aéroport international de Riyad a fait au moins 13 morts et plus de 300 blessés, selon les autorités citées par l’Associated Press, et a conduit plusieurs compagnies à suspendre leurs liaisons.
Le ministère yéménite de l’Intérieur a déclaré que des frappes houthies sur Taëz avaient tué six personnes et blessé 18 autres au cours de la journée précédente. Les Houthis avancent dans cette région tandis que la coalition soutient les forces rattachées au gouvernement yéménite internationalement reconnu.
Le conflit s’est de nouveau intensifié après la prise par les Houthis de positions près du détroit de Bab el Mandeb en septembre. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a appelé mardi à l’arrêt immédiat des attaques contre l’Arabie saoudite et à une solution diplomatique.
Sources et corrections
Associated Press, 13 octobre 2026. Déclarations d’Al Masirah, de la coalition, des Houthis et du ministère yéménite de l’Intérieur rapportées par AP.




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