Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

L’armée éthiopienne atteint Zalambessa à la frontière érythréenne

L’avancée vers la ville frontalière marque une nouvelle étape dans la contre-offensive fédérale, sur fond d’accusations croisées entre Addis-Abeba et Asmara.

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Paysage montagneux du nord de l’Éthiopie près d’Adwa
Paysage du nord de l’Éthiopie, photographie d’archives.

Les forces fédérales éthiopiennes ont atteint mardi 13 octobre Zalambessa, une ville d’environ 15 000 habitants située à la frontière avec l’Érythrée, selon six sources interrogées par Reuters. L’information n’avait pas été confirmée dans l’immédiat par l’armée ni par le gouvernement éthiopien.

Des témoins et un observateur du conflit ont affirmé que des soldats érythréens étaient entrés dans la zone la semaine précédente pour soutenir les rebelles. Leur présence mardi restait incertaine. L’Érythrée nie toute incursion et accuse Addis-Abeba de formuler des allégations équivalant à une déclaration de guerre.

L’avancée vers Zalambessa prolonge la contre-offensive qui a déjà repoussé les combattants de l’alliance menée par le Front de libération du peuple du Tigré hors de plusieurs villes. Les affrontements ont repris en septembre après une offensive rebelle, ravivant le risque d’un conflit régional plus large.

L’Éthiopie a écrit au Conseil de sécurité des Nations unies en accusant les forces érythréennes d’avoir avancé jusqu’à 60 kilomètres à l’intérieur de son territoire. Cette profondeur d’incursion n’a pas été vérifiée de manière indépendante et Asmara la conteste.

Dans une lettre distincte, le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Saleh a demandé au Conseil de prendre des mesures contre l’Éthiopie en invoquant le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Une réunion à huis clos du Conseil était prévue mardi sur la crise dans la Corne de l’Afrique.

L’Éthiopie et l’Érythrée avaient rétabli la paix en 2018 avant de combattre dans le même camp pendant la guerre du Tigré de 2020 à 2022. Leurs relations se sont depuis détériorées, notamment autour des accusations de soutien aux groupes armés et du débat éthiopien sur l’accès à la mer.

Sources et corrections

Reuters, 13 octobre 2026. Correspondances éthiopienne et érythréenne au Conseil de sécurité rapportées par Reuters.

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