Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

L’essai controversé sur l’hépatite B obtient un feu vert au Danemark mais reste bloqué en Guinée-Bissau

L’université du Danemark du Sud a approuvé un protocole révisé portant sur 14 000 nourrissons, mais l’autorisation finale de Bissau manque encore.

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Nourrisson allongé près d’un carnet de vaccination
Photo d’illustration prise au Yémen, Julien Harneis, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 © Photo d’illustration prise au Yémen, Julien Harneis, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

L’université du Danemark du Sud a approuvé un protocole révisé pour un essai sur la vaccination des nouveau-nés contre l’hépatite B en Guinée-Bissau, mais l’étude ne peut pas encore commencer faute d’autorisation finale du gouvernement bissau-guinéen.

Le doyen de la faculté des sciences de la santé, Jakob Grauslund, a indiqué à CIDRAP que sa décision reposait sur une évaluation indépendante du comité d’éthique de l’université. Il a ajouté que le protocole révisé avait reçu un avis favorable d’un comité compétent en Guinée-Bissau durant l’été.

L’essai prévoit d’inclure 14 000 nourrissons. La moitié recevrait une dose de vaccin contre l’hépatite B dès la naissance, tandis que l’autre moitié suivrait le calendrier national actuel, qui commence cette vaccination à six semaines.

Les chercheurs du Bandim Health Project soutiennent qu’aucun enfant du groupe de comparaison ne recevrait moins de vaccins que ce que prévoit aujourd’hui la politique nationale. Le projet bénéficie d’un financement de 1,6 million de dollars des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies.

L’Organisation mondiale de la santé a exprimé en février de graves réserves scientifiques et éthiques. Elle estime qu’une dose administrée rapidement après la naissance prévient entre 70 et 95 pour cent des transmissions de la mère à l’enfant et juge injustifié de retarder une intervention dont le bénéfice est établi.

La Guinée-Bissau avait suspendu le projet au début de l’année pour permettre un nouvel examen éthique. Le feu vert universitaire relance donc le processus sans lever le dernier obstacle réglementaire, l’étude demeurant à l’arrêt tant que les autorités nationales n’ont pas délivré leur autorisation.

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