Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Sahel, le déficit fourrager pousse le CILSS et la Banque mondiale à agir

Une réunion tenue à Ouagadougou prépare l’activation de mécanismes de crise et une concertation régionale prévue du 24 au 26 novembre à Dakar.

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Un éleveur marche avec des bovins dans un paysage sahélien
Un éleveur conduit du bétail dans un paysage sahélien. Photo d’archives utilisée pour illustrer les enjeux de disponibilité fourragère. © NoahElhardt / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel et la Banque mondiale préparent une réponse coordonnée aux déficits fourragers qui menacent plusieurs zones pastorales. Une réunion tenue lundi 12 octobre à Ouagadougou a porté sur les mécanismes de crise, les financements disponibles et une prochaine concertation régionale.

Les données du centre AGRHYMET signalent des déficits très marqués dans les régions maliennes de Tombouctou, Gao et Kidal, dans les zones nigériennes d’Agadez, Diffa, Tahoua et Zinder, ainsi que dans le Soum et le Liptako au Burkina Faso. La situation reste toutefois contrastée, avec des poches excédentaires susceptibles d’accueillir des troupeaux.

Le secrétaire exécutif du CILSS, Abdoulaye Mohamadou, a rencontré Franck Berthe, responsable du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel pour la Banque mondiale. Les échanges ont porté sur l’activation des outils de prévention et de gestion des crises prévus par ce programme.

Les participants ont aussi examiné la mobilisation de deux guichets de la Banque mondiale dédiés à la prévention, à la résilience, aux communautés d’accueil et aux réfugiés. Ces ressources doivent aider les pays à protéger les moyens de subsistance des éleveurs et à réduire les tensions autour de l’accès aux pâturages et à l’eau.

Une concertation régionale est annoncée du 24 au 26 novembre à Dakar. Elle doit rapprocher les dispositifs techniques, les décisions politiques et les financements, alors que les restrictions de mobilité du bétail peuvent accentuer les pertes économiques et les différends entre communautés.

Le projet pastoral concerné couvre le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Financé à hauteur de 517 millions de dollars, il vise environ treize millions de bénéficiaires et prévoit notamment une meilleure gestion des terres, de l’eau, de la santé animale et des crises pastorales.

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