Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Ebola au Kenya, l’OMS livre 70 000 dollars de matériel médical

L’aide comprend des équipements de protection et des kits de dépistage. Les autorités suivent 127 contacts après le premier cas importé confirmé dans le pays.

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Une soignante portant un équipement de protection avant d’entrer dans une unité Ebola
Une soignante équipée pour entrer dans une unité d’isolement Ebola lors de l’épidémie de 1995 à Kikwit, dans l’actuelle RDC. Photo d’archives, distincte de la réponse sanitaire menée au Kenya. © CDC / Ethleen Lloyd / Wikimedia Commons / domaine public

L’Organisation mondiale de la santé a remis au Kenya du matériel médical d’une valeur d’environ 70 000 dollars pour soutenir la réponse au premier cas importé de maladie à virus Ebola confirmé dans le pays. L’aide annoncée lundi 12 octobre vise à protéger les soignants et à accélérer l’analyse des cas suspects.

Le lot comprend notamment des équipements de protection individuelle, des kits de dépistage, des conteneurs pour déchets à risque biologique, des thermomètres infrarouges et du matériel de désinfection. Il doit être distribué aux équipes mobilisées dans les établissements de santé et aux points de surveillance.

Selon l’OMS, 127 personnes ayant été en contact avec le patient avaient été recensées au 12 octobre et 94 d’entre elles se trouvaient en quarantaine. Plus de 665 000 voyageurs avaient par ailleurs été soumis à un contrôle sanitaire aux points d’entrée du pays.

Le patient, revenu de République démocratique du Congo, est décédé le 5 octobre à Nairobi. Le cas a été confirmé le lendemain comme une infection par le virus Bundibugyo. Les autorités kényanes avaient indiqué le 11 octobre qu’aucun autre résultat positif n’avait été détecté après 293 analyses.

Cinq laboratoires ont été désignés pour le diagnostic, dont des unités mobiles à Busia et Bungoma, près de la frontière occidentale. Près de 5 000 agents de santé ont aussi été formés à la détection et à la prise en charge des cas suspects, selon l’agence sanitaire des Nations unies.

Les chiffres disponibles décrivent une surveillance renforcée autour d’un cas importé et ne permettent pas de conclure à une transmission communautaire au Kenya. Les autorités ont appelé la population à rester vigilante et à consulter rapidement en cas de symptômes ou de risque d’exposition.

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