L’ancien président congolais Joseph Kabila a pris lundi la tête du Front pour la refondation de la nation, une nouvelle coalition politico-militaire qui doit remplacer l’alliance AFC-M23 engagée contre les forces gouvernementales dans l’est de la République démocratique du Congo.
La création du mouvement a été annoncée le 12 octobre lors d’une conférence de presse à Goma, ville contrôlée par l’AFC-M23 depuis janvier 2025. Joseph Kabila était présent dans sa résidence de la capitale du Nord-Kivu au moment de l’annonce.
Le nouvel organigramme associe l’ancien chef de l’État à plusieurs dirigeants politiques et militaires de la rébellion. Les sources consultées ne donnent toutefois pas une présentation totalement identique du nombre et du rang des adjoints, tandis que le maintien du M23 comme structure distincte reste à préciser.
Joseph Kabila s’était installé à Goma en 2025, après plusieurs années passées à l’étranger. Les autorités congolaises l’accusaient depuis des mois de soutenir l’AFC-M23, ce qu’il avait jusque-là nié.
Un tribunal militaire l’a condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans un dossier lié à son soutien présumé à la rébellion. L’ancien président rejette ces accusations et affirme que la procédure est motivée par des considérations politiques.
L’AFC-M23 contrôle de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu après une offensive menée en 2025. Les Nations unies et plusieurs gouvernements occidentaux accusent le Rwanda de soutenir le mouvement et d’exercer une influence sur son commandement, ce que Kigali conteste.
La nouvelle coalition apparaît alors que les cessez-le-feu négociés dans le cadre des médiations américaine et qatarie ne sont pas respectés sur le terrain. Les engagements pris auparavant par l’AFC-M23 dans ces discussions pourraient être transférés au nouveau front, mais aucune décision détaillée n’a encore été publiée.




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