Le Mali a consacré environ 433 milliards de francs CFA aux collectivités territoriales en 2026, soit 15,84 % des ressources budgétaires de l’État, a annoncé le gouvernement lundi 12 octobre. Cette enveloppe doit accompagner l’exercice des compétences transférées et améliorer les services publics au niveau local.
Le montant a été présenté par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, lors d’un atelier tenu du 7 au 9 octobre à Bamako. La rencontre portait sur l’application des décrets de transfert de compétences et sur la gestion axée sur les résultats.
Les fonds concernent les missions confiées aux communes, cercles, régions et au district de Bamako. Leur affectation doit permettre aux administrations territoriales de financer les responsabilités qui leur sont transférées, au lieu de dépendre d’interventions décidées uniquement au niveau central.
Le ministre a demandé aux responsables locaux de renforcer la transparence, la qualité des services de proximité et la reddition des comptes. Il a également appelé à accélérer la numérisation des démarches administratives et à associer davantage les femmes, les jeunes et les habitants aux décisions locales.
Le cadre malien de la décentralisation prévoit qu’un transfert de compétences soit accompagné des ressources nécessaires à son exercice. L’annonce de 2026 mesure donc l’effort inscrit au budget, mais elle ne suffit pas à établir le niveau des décaissements effectivement reçus et exécutés par chaque collectivité.
Le gouvernement n’a pas publié, dans son compte rendu, la répartition détaillée des 433 milliards entre les différents niveaux territoriaux. Les contrôles annoncés devront porter sur l’utilisation des crédits et sur les résultats obtenus dans les services rendus aux populations.




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