DIFFA, 12 octobre 2026 Les autorités nigériennes ont ouvert lundi à Diffa une nouvelle étape de leur tournée nationale sur la reddition, la prise en charge et la réintégration des ex-combattants, avec l’objectif d’intégrer davantage l’expérience accumulée dans cette région touchée par la crise de Boko Haram.
L’atelier réunit des responsables administratifs, des forces de sécurité, des chefs coutumiers, des leaders religieux ainsi que des représentants de la société civile, des femmes et des jeunes. Il est conduit par la Coordination nationale des programmes de stabilisation et de prise en charge de la reddition, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.
Selon l’Agence nigérienne de presse, les participants doivent confronter la stratégie nationale aux réalités locales et formuler des propositions sur l’accueil, l’évaluation et le retour à la vie civile des personnes éligibles. Aucun nombre de bénéficiaires potentiels ni calendrier de mise en œuvre des recommandations n’a été rendu public à l’ouverture des travaux.
Diffa occupe une place particulière dans ce dispositif. Les autorités régionales ont rappelé qu’un appel à la reddition avait été lancé en 2016 et que les premiers retours avaient été enregistrés en décembre de la même année. Un centre de réinsertion socio-économique a ensuite été installé à Goudoumaria en juillet 2017.
Le coordonnateur national Malan Goni Ibrahim a présenté l’étape de Diffa comme une consultation destinée à recueillir les enseignements du terrain. Les responsables ont insisté sur une approche associant sécurité, prévention, dialogue communautaire et développement local, tout en maintenant l’examen des dossiers dans le cadre des lois et des exigences de sécurité nationale.
Cette étape prolonge une tournée déjà passée par d’autres régions, dont Tahoua et Maradi. Les échanges doivent notamment porter sur la coordination des services, la préparation des communautés d’accueil et les moyens de limiter les risques de retour à la violence.




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