Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Le Niger prépare une réserve communale autour du Mont Egalagh à Timia

Un projet de décret doit créer une aire protégée dans le massif de l’Aïr, où la commune de Timia veut préserver les écosystèmes et les ressources utilisées par les populations.

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Vue de la vallée de Timia dans le massif de l’Aïr au Niger en 2006
La vallée de Timia dans le massif de l’Aïr, photographiée en novembre 2006. Photo d’archives, distincte du périmètre exact de la future réserve du Mont Egalagh. © Denver Maxwell / Wikimedia Commons, domaine public

Le gouvernement nigérien prépare la création d’une Réserve naturelle communale du Mont Egalagh à Timia, dans la région d’Agadez. Le projet de décret examiné en Conseil des ministres le 9 octobre vise à protéger une partie des écosystèmes du massif de l’Aïr et les ressources naturelles dont dépendent les communautés locales.

L’initiative émane de la commune rurale de Timia, selon le communiqué gouvernemental repris par l’Agence nigérienne de presse. Elle s’inscrit dans le transfert aux communes de compétences liées notamment à l’environnement, aux côtés de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique.

Le périmètre concerné associe un paysage de montagnes, de vallées, de plaines et d’oasis. Le gouvernement estime que la future réserve doit contribuer à préserver les habitats naturels, la biodiversité et les services écologiques utiles aux habitants.

Le projet rejoint un chantier de conservation plus large autour des Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré. Dans son état de conservation publié en 2026, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO mentionne explicitement la réserve du Mont Egalagh comme une mesure en cours de création pour soutenir la protection de ce bien.

L’enjeu dépasse la seule délimitation d’une nouvelle aire protégée. Les Réserves de l’Aïr et du Ténéré restent inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril. L’UNESCO signale notamment la persistance de sites d’orpaillage illégal dans la partie sud-est, la pression sur le bois, des moyens de gestion insuffisants et l’absence de données assez détaillées pour mesurer l’évolution de plusieurs espèces emblématiques.

Le projet de décret ne précise pas encore publiquement la superficie de la réserve, ses limites géographiques, son budget, le nombre d’agents prévus ni les règles qui encadreront les usages pastoraux et agricoles. Ces éléments détermineront la portée concrète de la protection annoncée à Timia.

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