Près de quatre millions de personnes sont déplacées de force au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon le HCR, qui a alerté le 9 octobre à Genève sur une réponse humanitaire très insuffisamment financée. Ce total inclut plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d’asile et représente environ le double du niveau enregistré en octobre 2020.
En septembre, l’agence ne disposait que de 27 % des 329,6 millions de dollars nécessaires à son action au Sahel. Ce manque de ressources fragilise notamment l’hébergement, la délivrance de documents et l’accès aux services essentiels.
Les communautés d’accueil subissent aussi cette pression. À Koro, dans la région malienne de Bandiagara, la population réfugiée approche désormais la taille de la population locale, a indiqué Abdouraouf Gnon-Konde, directeur régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, lors du point de presse de l’ONU.
Dans cette zone, des coopératives réunissant réfugiés burkinabè et habitants ont étendu leurs cultures de 21 hectares en 2025 à 45 hectares en 2026. Le HCR soutient également des activités agricoles à Kaya, au Burkina Faso, pour accroître la production et réduire les pertes après récolte.
Distribution de vivres à des personnes déplacées à Bamako. Photo d’archives. Derek Markwell / DFID, via Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Version AVIF.




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