Le gouvernement nigérien entend maintenir les prix du carburant à la pompe tout en renforçant la lutte contre les fraudes dans l’approvisionnement. Dans les conclusions du Conseil des ministres du 9 octobre, il rappelle les tarifs de 499 FCFA le litre de super et de 618 FCFA le litre de gasoil et assure qu’il n’engagera pas de mesure aggravant le coût de la vie.
Cette position intervient après la session extraordinaire du Conseil consultatif de la Refondation des 5 et 6 octobre. Le CCR avait notamment recommandé d’envisager une hausse des prix des hydrocarbures, ainsi qu’un audit de la SONIDEP. Le Conseil des ministres a examiné ses onze recommandations relatives aux produits pétroliers et à la campagne agricole.
Pour l’exécutif, les difficultés de la filière tiennent à des contraintes structurelles et de gouvernance qui touchent la production, le transport et la distribution. Il met aussi en cause les circuits informels et les fraudes, qu’il estime responsables d’une partie des pénuries et de la surenchère.
Un comité technique a été mis en place pour identifier les obstacles dans la chaîne pétrolière et proposer des corrections. Des instructions ont parallèlement été données aux services de contrôle pour rechercher et poursuivre les personnes impliquées dans les opérations de fraude.
Les tarifs rappelés par le gouvernement résultent de baisses antérieures, de 540 à 499 FCFA pour le super et de 668 à 618 FCFA pour le gasoil. Le communiqué présente ces réductions comme un moyen de redistribuer les revenus tirés des ressources naturelles.
Station-service à Zinder en août 2013. Photo d’archives. Moutari Abdou / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Version AVIF.



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