Dix-huit dossiers sont inscrits à la première session de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao, ouverte le 5 octobre. Les audiences sont prévues du 6 au 8 octobre, avec l’objectif de rapprocher le jugement des affaires criminelles des habitants de la région.
Le rôle comprend notamment des accusations d’assassinat, de meurtre, de coups mortels et de violences sexuelles, d’après le compte rendu de l’ouverture. Les personnes poursuivies restent présumées innocentes jusqu’à une décision définitive.
Réduire les déplacements et l’attente
Le directeur national de l’administration de la justice, Djibrilla Maïga, souligne que les justiciables devaient auparavant se déplacer à Mopti. Il évoque des délais pouvant atteindre plusieurs années avec les reports d’audience.
Les chambres criminelles remplacent les anciennes cours d’assises au niveau des tribunaux de grande instance. Le ministère de la Justice présente cette réforme comme un moyen de limiter les frais de déplacement et d’hébergement des accusés, témoins et parties civiles, tout en renforçant les droits de la défense.
Le tombeau des Askia à Gao, en septembre 2006. Photo d’archive de la ville, hors du tribunal. Photo David Sessoms from Fribourg, Switzerland / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0. Recadrage AVIF.



