Une plateforme de coordination contre la malnutrition a tenu sa première rencontre le 2 octobre à Sikasso. L’approvisionnement continu en aliments et en lait thérapeutiques fait partie des priorités présentées par le spécialiste en nutrition de l’UNICEF, Abdoulaye Bagayoko, dans le compte rendu de l’AMAP.
La plateforme associe nutritionnistes et services sociaux. Elle vise à mieux coordonner les interventions pour que les produits de prise en charge soient disponibles dans les communautés et parviennent aux enfants concernés.
Des indicateurs issus de deux enquêtes
Les résultats démographiques et sanitaires de 2023-2024 cités lors de la rencontre font état de 31 % d’enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance. L’insuffisance pondérale concerne 16 % de cette tranche d’âge.
Amadou Soumaré, représentant la gouverneure, a présenté séparément les données SMART : le retard de croissance passe de 22,5 % en 2023 à 34,1 % en 2024, et la malnutrition aiguë de 8,2 % à 9,4 %. Ces chiffres proviennent de dispositifs d’enquête distincts et ne constituent pas une mesure nouvelle pour 2026.
Bagayoko demande aussi une bonne utilisation des intrants par les prestataires. La rencontre associe notamment l’UNICEF et la direction régionale du développement social.
Marché de Sikasso, le 13 février 2008. Photo d’illustration, distincte de la rencontre sur la nutrition d’octobre 2026. Photo : C. Hugues ( https://www.flickr.com/people/chugues/ ) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0. Recadrage et conversion AVIF.



