Les autorités guinéennes ont annoncé l’interpellation de 1 263 personnes dans la région aurifère de Siguiri et leur transfert à Conakry pour les besoins d’une procédure judiciaire. L’opération vise, selon un communiqué conjoint des ministères de la Défense et de la Sécurité daté du 7 novembre, l’exploitation illégale de l’or.
Les personnes concernées sont de nationalité guinéenne, burkinabè, malienne, togolaise, nigérienne, ivoirienne et ghanéenne. La police et la gendarmerie procèdent à leurs auditions avant un éventuel déferrement devant les juridictions compétentes. Les autorités ont assuré que leur dignité et leurs droits seraient respectés pendant la procédure.
La campagne s’accompagne d’une vaste réorganisation administrative. Vingt-deux administrateurs civils et militaires, parmi lesquels le gouverneur par intérim, quatre préfets et dix-sept sous-préfets de Siguiri, ont été radiés de la fonction publique. La ministre de l’Administration du territoire a également limogé 479 présidents de district et de quartier.
Le gouvernement avait suspendu fin octobre l’exploitation artisanale de l’or dans la région avant d’interdire les pratiques jugées anarchiques. Les mesures visent notamment l’usage de dragues, d’explosifs, de mercure et de cyanure dans les cours d’eau, les zones protégées et les terres agricoles.
Cette opération a provoqué le départ de milliers de travailleurs étrangers vers le Mali et le Burkina Faso. Les autorités guinéennes indiquent que les contrôles se poursuivent à Mandiana, Kérouané et Kouroussa.




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