Le gouvernement togolais prépare la création d’une commission nationale chargée de coordonner la lutte contre les activités minières illicites, selon un projet de décret examiné vendredi en première lecture par le Conseil des ministres.
Le futur organe doit réunir les administrations concernées afin de renforcer la surveillance, le contrôle et la répression des exploitations non autorisées. Le texte n’a pas encore été adopté définitivement.
Les autorités visent notamment l’extraction artisanale clandestine et les opérations menées sans titre minier. Le gouvernement estime que ces pratiques entraînent des pertes économiques et fiscales, tout en dégradant les sols et les ressources en eau.
Le Conseil des ministres a également évoqué des risques sanitaires et sécuritaires autour des sites concernés. La commission doit faciliter l’échange d’informations entre les services de l’État et harmoniser leurs interventions.
Le projet s’inscrit dans la révision de la gouvernance du secteur extractif engagée par Lomé. Le Togo produit notamment du phosphate, dont l’exploitation constitue l’une des principales activités minières du pays.




Réagir à cet article