Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

La dette de marché des entreprises africaines plafonne à 211 milliards de dollars

L’OCDE estime que l’Afrique ne représente que 0,3 % de la dette d’entreprise mondiale, avec un marché dominé par les prêts syndiqués et concentré dans six pays.

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La façade de la Bourse de Johannesburg en Afrique du Sud
La Bourse de Johannesburg en 2007. Photographie d’archives illustrant les marchés de capitaux africains. Andres de Wet / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

L’encours de dette contractée par les entreprises africaines sur les marchés atteignait 211 milliards de dollars à la fin de 2025, soit seulement 0,3 % du total mondial, selon un rapport publié vendredi 6 novembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Ce montant couvre les obligations d’entreprise, les prêts syndiqués et le crédit privé dans les 54 pays du continent. L’Afrique pesait pourtant 2,7 % du produit intérieur brut mondial en 2025, souligne l’OCDE.

Les prêts syndiqués représentaient 81 % de l’encours. Le marché obligataire d’entreprise ne totalisait que 35 milliards de dollars, en baisse de 44 % en valeur réelle par rapport à son sommet de 2015. L’OCDE n’a recensé qu’une vingtaine d’émissions obligataires sur le continent en 2025, dont 17 réalisées par des sociétés financières.

L’activité reste fortement concentrée. L’Afrique du Sud, l’Égypte, Maurice, le Maroc, le Mozambique et le Nigeria détenaient ensemble 80 % de l’encours, l’Afrique du Sud représentant à elle seule 30 % avec 63 milliards de dollars.

Le rapport relève également une forte exposition au risque de change. Seuls 17 % des financements émis en 2025 étaient libellés en monnaie locale, ce qui peut alourdir le coût du remboursement lorsque les devises nationales se déprécient.

L’OCDE recommande d’abord de consolider la stabilité macroéconomique, la qualité de la réglementation et les investisseurs institutionnels locaux. Elle estime que l’Afrique doit combler plus de 400 milliards de dollars de financement par an pour progresser dans l’éducation, l’énergie, la productivité et les infrastructures, au moment où l’aide publique au développement vers l’Afrique subsaharienne a reculé de plus d’un quart en un an.

Sources et corrections

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