Les particuliers au Mali bénéficient depuis lundi 2 novembre de nouvelles conditions pour les transferts numériques entre établissements financiers. Les opérations nationales interopérables sont gratuites jusqu’à un cumul de 8 000 FCFA par jour, par utilisateur et par établissement participant, selon le dispositif fixé par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.
Au-delà de ce seuil, les frais peuvent atteindre au maximum 0,8 pour cent hors taxes du montant envoyé. La réception d’argent reste gratuite, quel que soit le montant ou le nombre de transactions, lorsque l’opération entre dans le champ de la Plateforme interopérable du système de paiement instantané.
La mesure découle d’un avis publié le 2 octobre par la BCEAO pour encadrer les transactions de monnaie électronique entre particuliers. Elle concerne les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et doit être appliquée aux transferts nationaux à compter du 2 novembre.
Au Mali, Orange Finances Mobiles et la Banque nationale de développement agricole ont annoncé l’adaptation de leurs services. D’après les communications de ces établissements rapportées par APA, les transferts entre un portefeuille électronique et une banque, une institution de microfinance ou un autre émetteur doivent désormais passer par PI-SPI lorsque les deux acteurs sont connectés.
Orange Finances Mobiles Mali a également relevé le solde maximal des comptes identifiés de deux à quatre millions de FCFA. Le plafond mensuel des opérations concernées passe de dix à quinze millions de FCFA, selon un communiqué de l’opérateur daté du 31 octobre.
La gratuité ne s’étend pas automatiquement aux retraits d’espèces ni à toutes les opérations effectuées à l’intérieur d’un même réseau. Les clients doivent donc vérifier le canal utilisé et la disponibilité effective du service auprès de leur établissement avant de valider un transfert.
Quatorze établissements maliens figuraient en septembre sur la liste des acteurs autorisés à ouvrir PI-SPI au public. Cette autorisation réglementaire ne signifie toutefois pas que chaque fonctionnalité est déjà accessible chez tous les participants.




Réagir à cet article