Lundi 2 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

L’Ouganda commence son retrait militaire de Somalie, fin prévue en 2027

Un premier contingent est rentré en Ouganda. Kampala prévoit de retirer progressivement toutes ses forces d’ici la fin de 2027.

WhatsApp
Des soldats des forces de défense ougandaises en formation, photographie d’archives
Des soldats ougandais lors d’un exercice en 2009. Photographie d’archives, distincte du retrait annoncé de Somalie.

L’Ouganda a commencé à retirer une partie de ses soldats déployés en Somalie et prévoit d’achever le départ de l’ensemble de ses forces d’ici la fin de 2027, a annoncé lundi l’armée ougandaise. Un premier groupe de militaires est déjà rentré dans le pays.

Le colonel Chris Magezi, directeur par intérim de l’information de défense, a indiqué que le retrait immédiat concernait d’abord les troupes engagées dans le cadre d’un accord bilatéral avec le gouvernement somalien. Cette première phase doit s’achever dans les prochains jours.

Le calendrier annoncé prévoit ensuite un retrait progressif des unités participant à la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie. Des milliers de soldats ougandais demeurent engagés dans ce dispositif, qui appuie les forces somaliennes face aux attaques des shebab.

L’Ouganda avait été le premier pays africain à déployer des soldats en Somalie en 2007. Ses contingents ont participé à la reprise de secteurs de Mogadiscio et à la protection d’axes stratégiques, au prix de pertes dont le bilan complet n’a pas été rendu public.

L’armée ougandaise présente cette sortie comme un transfert progressif des responsabilités aux forces somaliennes. Le chef de l’armée, le général Muhoozi Kainerugaba, avait déjà annoncé le début du mouvement et évoqué près de vingt années d’engagement militaire.

Le retrait intervient alors que les dispositifs internationaux en Somalie sont confrontés à des contraintes financières et à la persistance des attaques. Les autorités somaliennes devront assurer davantage de missions de sécurité, tandis que la présence ougandaise doit encore se poursuivre pendant la période de transition annoncée.

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les réactions sont relues par la rédaction avant publication ; les propos injurieux, diffamatoires ou haineux ne sont pas publiés.