L’armée malienne a annoncé lundi avoir mené les 29 et 30 octobre plusieurs frappes aériennes contre des groupes qu’elle qualifie de terroristes dans le secteur de Niono, dans le centre du pays. Les résultats détaillés de ces opérations n’ont pas été vérifiés de manière indépendante.
Selon un communiqué de l’État-major général des armées relayé par APAnews et Malijet, une mission de reconnaissance a repéré un groupe le jeudi 29 octobre. Le commandement affirme qu’une première frappe a tué trois personnes présentées comme des combattants, puis qu’un second tir a détruit une moto utilisée par des individus en fuite.
Le lendemain, toujours selon la version militaire, des personnes circulant à moto ont été suivies jusqu’à un point de rassemblement situé entre Saré-Nguéou et Néma. L’armée dit avoir confirmé la cible avant de frapper ce lieu, sans communiquer de bilan humain pour cette seconde opération.
Ces actions sont rattachées par l’état-major à l’opération Dougoukoloko, qui mobilise des moyens de renseignement, de surveillance et d’intervention dans plusieurs régions. Le commandement assure que les reconnaissances et les ratissages se poursuivent autour des zones visées afin d’établir un bilan consolidé.
L’annonce intervient après une autre série de frappes revendiquées par les FAMa le 28 octobre dans le nord, le sud-est et le centre du Mali. Les autorités avaient alors fait état de cibles touchées à Talhandak, Nangola et à l’ouest de Djenné, là encore sur la base d’informations fournies par l’armée.
La région de Ségou, où se trouve Niono, reste confrontée à l’activité de groupes armés et à des opérations régulières des forces maliennes. L’état-major a renouvelé son appel à la collaboration des habitants, tandis qu’aucune source indépendante n’a confirmé les bilans annoncés pour les 29 et 30 octobre.




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