Une organisation de la diaspora de la Confédération des États du Sahel a présenté samedi 31 octobre à Ouagadougou un mécanisme de contribution volontaire d’un euro par mois, avec l’objectif de mobiliser un million de personnes et de réunir jusqu’à 12 millions d’euros par an.
Le projet est porté par la Coordination des peuples africains de l’AES Diaspora. Sa coordinatrice, Aoua Camara, a indiqué que les fonds recherchés doivent soutenir des initiatives dans l’agriculture, l’éducation, l’innovation, la culture ainsi que la paix et la cohésion sociale.
Le calcul avancé par l’organisation repose sur une cible qui n’est pas encore atteinte. Un million de contributions mensuelles d’un euro représenteraient un million d’euros par mois, soit 12 millions sur une année complète. La somme ne correspond donc pas à des fonds déjà collectés.
Selon Burkina24, la structure a annoncé l’installation de son siège à Ouagadougou et fait état d’un premier transfert symbolique. Elle dit vouloir ouvrir des comptes dédiés, mettre en place des contrôles financiers et publier régulièrement des informations sur les projets retenus.
L’initiative s’inscrit dans une vision annoncée sur vingt-cinq ans. Ses promoteurs souhaitent associer les ressortissants du Mali, du Burkina Faso et du Niger établis à l’étranger à des financements de petite taille mais réguliers, plutôt que de dépendre uniquement de contributions ponctuelles.
Le projet reste au stade de la mobilisation. Le nombre de membres déjà engagés, les montants effectivement reçus, le statut juridique du fonds et les règles détaillées d’attribution n’ont pas été rendus publics lors de la présentation. La crédibilité du mécanisme dépendra notamment de la publication de ces éléments et des premiers projets financés.




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