L’Afrique du Sud entend avancer prudemment dans la réforme de son marché électrique afin d’éviter une hausse des factures et de protéger la situation financière d’Eskom, a déclaré dimanche le ministre de l’Électricité et de l’Énergie, Kgosientsho Ramokgopa.
Le ministre s’exprimait en marge du forum annuel de la Fondation Kgalema Motlanthe dans le Drakensberg, au KwaZulu-Natal. Il a souligné que l’ouverture à la concurrence devait être séquencée pour ne pas produire de coûts supplémentaires pour les ménages et les entreprises.
La réforme prévoit un marché de gros plus concurrentiel et la mise en place d’un opérateur de transport pleinement indépendant. Le gouvernement a toutefois indiqué que cet opérateur resterait détenu par l’État et conserverait les actifs stratégiques du réseau.
Une équipe chargée de la restructuration d’Eskom rassemble la présidence, le Trésor, le ministère de l’Électricité et de l’Énergie, l’entreprise publique et la National Transmission Company South Africa. Son mandat comprend le financement de l’extension du réseau et le maintien de l’équilibre financier d’Eskom.
Le pays examine parallèlement une nouvelle politique tarifaire destinée à adapter les prix à la montée de la production privée, aux échanges d’électricité et à la séparation entre production, transport et distribution. Le projet prévoit aussi des mécanismes de protection pour les ménages vulnérables et à faibles revenus.




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