Jeudi 29 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Poutine affirme que 85 % du commerce russo-africain se règle en roubles

Le président russe présente les paiements en monnaies nationales comme un moyen de protéger les échanges, mais le chiffre annoncé n’est pas accompagné de données détaillées.

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Vladimir Poutine et Assimi Goïta lors du sommet Russie-Afrique de 2023
Vladimir Poutine avec le président malien Assimi Goïta au sommet Russie-Afrique de 2023. Photographie d’archives, distincte des déclarations du 29 octobre 2026. Crédit Présidence de Russie, CC BY 4.0.

Vladimir Poutine a affirmé le 29 octobre que jusqu’à 85 % des opérations commerciales entre la Russie et les pays africains étaient désormais réglées en roubles. Le président russe a présenté ce recours aux monnaies nationales comme un moyen de réduire l’exposition des échanges aux pressions extérieures.

La déclaration a été faite pendant le troisième sommet Russie-Afrique. Moscou encourage depuis plusieurs années des circuits de paiement alternatifs, alors que les sanctions internationales compliquent l’accès de nombreuses banques russes aux infrastructures financières dominées par le dollar et l’euro.

Le chiffre de 85 % reste une affirmation des autorités russes. Aucun détail n’a été fourni sur la période considérée, les pays concernés, la valeur totale des opérations ou la méthode de calcul. Il ne peut donc pas être assimilé à une mesure indépendante de l’ensemble du commerce russo-africain.

Selon les données citées par l’Associated Press, les échanges entre la Russie et l’Afrique ont dépassé 27 milliards de dollars en 2025. Ce volume demeure modeste face au commerce du continent avec la Chine ou l’Union européenne, mais Moscou cherche à l’accroître dans les secteurs de l’énergie, des mines, des céréales et de la défense.

Pour les partenaires africains, le paiement en monnaies nationales peut contourner certaines contraintes bancaires, mais il expose aussi les contrats aux variations de change et à la disponibilité limitée du rouble. Les modalités concrètes dépendent des banques impliquées et des accords conclus pays par pays.

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