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L’Afrique du Sud face au risque d’un retour sur la liste grise du GAFI

Les progrès anticorruption restent trop lents selon Business Leadership South Africa, à l’approche d’une nouvelle évaluation internationale prévue en 2027.

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Bâtiment de la Bourse de Johannesburg en Afrique du Sud
Le bâtiment de la Bourse de Johannesburg en 2007. Photographie d’archives utilisée pour illustrer les enjeux financiers d’un possible retour sur la liste grise du GAFI. Andres de Wet / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

L’Afrique du Sud pourrait retrouver la liste grise du Groupe d’action financière si ses réformes contre le blanchiment et la corruption restent trop lentes, avertit Business Leadership South Africa. Une nouvelle évaluation internationale est attendue en 2027, moins de deux ans après la sortie du pays de cette surveillance renforcée.

L’organisation patronale s’appuie sur son dernier tableau de suivi des réformes. La note globale atteint 72,5 points, contre 71,3 au trimestre précédent, mais le volet consacré à la lutte contre la corruption reste à 51,2. Aucun engagement de cette catégorie n’a progressé durant le troisième trimestre.

Le pays doit faire l’objet d’un examen par ses pairs au premier trimestre 2027, avant une évaluation qui se poursuivra jusqu’en octobre. Le risque évoqué par les entreprises n’est donc pas une décision déjà prise par le GAFI, mais une alerte sur les faiblesses qui pourraient peser sur l’issue du contrôle.

L’Afrique du Sud avait quitté la liste grise en octobre 2025 après plus de deux ans de surveillance. Cette sortie avait été présentée comme une étape importante pour la crédibilité du système financier, sans signifier que toutes les défaillances structurelles avaient été résolues.

Dans son communiqué sur le suivi des réformes, Business Leadership South Africa estime que les progrès les plus fragiles concernent l’efficacité des poursuites, la capacité des institutions à sanctionner la corruption et la traduction des enquêtes en résultats judiciaires.

Un retour sur la liste grise augmenterait les contrôles appliqués aux transactions avec l’étranger. Les banques et les entreprises pourraient subir des coûts de conformité plus élevés, des délais sur les paiements transfrontaliers et davantage de difficultés pour certaines opérations de financement du commerce.

Selon Reuters, le Trésor sud-africain n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur l’avertissement. L’organisation patronale relie aussi son inquiétude aux éléments entendus par la commission Madlanga, chargée d’examiner des allégations d’ingérence et de corruption dans les appareils de sécurité et de justice.

Les prochains mois devront donc montrer si les améliorations réglementaires se traduisent par des enquêtes abouties, des poursuites et des sanctions effectives, critères centraux pour l’évaluation internationale à venir.

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