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À Bamako, la police annonce avoir élucidé trois affaires de meurtre

La Police nationale malienne a présenté mercredi trois enquêtes conduites après des homicides commis en octobre à Bamako. Plusieurs suspects ont été placés en détention, sans décision judiciaire annoncée.

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Vue panoramique de Bamako au Mali
Vue panoramique de Bamako. Photographie d’archives. Nerijp / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

La Police nationale malienne a annoncé mercredi 28 octobre avoir élucidé trois affaires de meurtre survenues ce mois-ci à Bamako, avec l’interpellation de plusieurs suspects dans des délais annoncés de 24 à 48 heures.

Le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Youssouf Koné, a présenté les résultats des enquêtes lors d’un point de presse à la Direction générale de la police. Les éléments rendus publics à ce stade relèvent de la version des enquêteurs et n’ont pas encore été examinés dans une décision de justice.

La première affaire concerne Broulaye Doumbia, 23 ans, retrouvé mort le 14 octobre dans un caniveau derrière un restaurant de l’ACI 2000. La police affirme qu’il avait été tué par balle dans un appartement meublé avant le déplacement de son corps. Six personnes ont été interpellées, dont un ancien militaire de 21 ans présenté comme le principal suspect.

Une troisième enquête déclenchée après une alerte

Dans la deuxième affaire, Moctar Fofana, commerçant âgé de 53 ans, a été retrouvé mort le 18 octobre dans sa boutique de Djélibougou. Un étudiant de 18 ans a été arrêté deux jours plus tard. Les mobiles avancés par la police restent des déclarations d’enquête qui devront être appréciées par la justice.

La troisième enquête porte sur la mort de Boubacar Ly, 23 ans. Une alerte de disparition diffusée sur les réseaux sociaux a conduit les commissariats de Sébénikoro et de l’ACI 2000 à interpeller un groupe de jeunes le 26 octobre. La police relie l’affaire à un différend financier autour de la vente d’un véhicule et d’un reliquat de dix millions de francs CFA.

Les comptes rendus de l’AMAP et de L’Essor font apparaître une différence entre le nombre initial d’interpellations et le nombre de personnes finalement placées en détention dans cette dernière affaire. Les suspects bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’une juridiction ne s’est pas prononcée.

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