Une frappe de drone menée dans la nuit du 25 au 26 octobre près de Lerneb, dans la région de Tombouctou, a tué treize personnes selon un responsable local des droits humains et plusieurs sources citées par RFI. L’armée malienne affirme pour sa part avoir visé des combattants terroristes dissimulés dans le secteur.
Le bilan et le statut des personnes touchées restent contestés. Tilla Ag Zeini, secrétaire général de l’association Kal Akal, a déclaré à l’Associated Press que deux tentes d’un campement touareg avaient été frappées pendant le sommeil de leurs occupants. Il présente les victimes comme des civils appartenant à une même famille.
Dans un communiqué publié mercredi 28 octobre, l’état-major malien a soutenu que des éléments terroristes s’étaient regroupés à couvert après avoir caché leurs motos à distance. L’armée a indiqué avoir confirmé la cible avant de la frapper, sans communiquer de bilan nominatif.
Deux récits opposés autour de la même frappe
RFI rapporte, après vérification auprès de plusieurs sources locales, treize morts dont six enfants et une femme, ainsi que plusieurs blessés graves. Le lieu est désigné comme Laghlaf ou Hassi Laghdaf selon les transcriptions, à proximité de Lerneb et de la frontière mauritanienne.
Un porte-parole du Front de libération de l’Azawad a diffusé des images et une liste de victimes présumées. L’Associated Press précise ne pas avoir pu authentifier indépendamment ces documents. Aucun élément public ne permet à ce stade de réconcilier la version militaire et les témoignages recueillis localement.
Cette frappe est distincte des opérations annoncées quelques jours plus tôt à Léré et Diabaly dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Elle intervient dans une zone où l’armée combat à la fois des groupes liés à Al-Qaïda ou à l’organisation État islamique et des mouvements armés séparatistes.




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