La journaliste égyptienne Lina Attalah a été libérée après plusieurs heures de détention, mardi 27 octobre, à la suite d’un jugement condamnant son média indépendant Mada Masr à la fermeture et à une amende de trois millions de livres égyptiennes.
Le tribunal du Nouveau Caire l’a reconnue coupable d’avoir exploité un site d’information sans licence. La décision ordonne également la confiscation du matériel du média. Le montant de l’amende représente environ 53 000 dollars.
Selon le site Al Manassa, la juridiction a accepté le versement immédiat de la moitié de la somme, le solde devant être payé deux jours plus tard. Lina Attalah avait été arrêtée dans la salle d’audience avant sa remise en liberté.
Un nouveau chapitre pour le média bloqué depuis 2017
Mada Masr affirme avoir déposé plusieurs demandes de licence sans obtenir de réponse claire. Le site, fondé en 2013 et connu pour ses enquêtes sur des sujets politiques sensibles, est inaccessible en Égypte depuis 2017 mais poursuit sa publication en ligne.
Les avocats de Lina Attalah ont déclaré ne pas avoir pu consulter l’intégralité du dossier ni présenter leurs arguments avant le jugement. Les autorités égyptiennes soutiennent de leur côté que les médias doivent respecter la législation et les exigences de sécurité nationale.
La journaliste a aussi appris l’existence d’une peine d’un an de prison prononcée par contumace en 2024 dans une autre affaire liée à la diffusion de fausses informations et à l’exploitation d’un site sans licence. Un nouveau procès est prévu le 11 novembre.
Sources et corrections
https://manassa.news/en/news/34661
https://www.reuters.com/business/media-telecom/court-orders-egyptian-website-closed-case-seen-test-independent-media-2026-10-27/




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