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À Samandéni, douze cages flottantes visent jusqu’à 20 tonnes de poisson par mois

Une première récolte a été effectuée après quatre mois d’élevage sur le barrage. Le projet soutenu par un fonds public burkinabè annonce un objectif mensuel de 15 à 20 tonnes.

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Plan d’eau du barrage de Boulounssi au Burkina Faso, photographie d’archives
Le barrage de Boulounssi à Zogoré, au Burkina Faso. Photographie d’archives illustrant un plan d’eau burkinabè, sans représentation des cages de Samandéni. Photo Kirakoya Tidiane / Wikimedia Commons, CC0.

Une exploitation de douze cages flottantes installée sur le barrage de Samandéni, dans l’ouest du Burkina Faso, vise une production de 15 à 20 tonnes de poisson par mois. Une première récolte a eu lieu samedi 24 octobre après quatre mois d’élevage.

Le projet est porté par la productrice Eva Kaboré sur une superficie de deux hectares dans la commune de Bama. Il bénéficie d’un accompagnement du ministère chargé de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, avec un financement du Fonds burkinabè de développement économique et social Tõogo.

Chaque cage a reçu environ 20 000 alevins, selon les données communiquées par la promotrice à l’Agence d’information du Burkina. Certains poissons récoltés dépasseraient un kilogramme après quatre mois, un résultat qu’elle juge satisfaisant pour cette première expérience.

Une production locale encore en phase de démonstration

L’objectif mensuel annoncé doit encore être confronté à la régularité des récoltes, à la disponibilité de l’alimentation et aux conditions du plan d’eau. Le compte rendu disponible ne précise ni le volume exact de la première récolte ni le coût total du projet.

La pisciculture en cages permet d’utiliser un plan d’eau existant pour l’élevage sans construire des bassins à terre. Elle impose toutefois un suivi de la qualité de l’eau, de la densité des poissons et des risques sanitaires afin de préserver le milieu et la production.

Les autorités burkinabè présentent l’initiative comme un appui à la production halieutique nationale et à la création d’activités économiques autour du barrage. L’objectif de 15 à 20 tonnes par mois reste, à ce stade, une ambition déclarée par le projet.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=172586

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