Jeudi 29 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Niger, la médecine traditionnelle cherche sa place dans le système de santé

La 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle met l’accent sur la recherche, la sécurité des produits et la coopération avec les structures sanitaires.

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Plantes, racines et produits de médecine traditionnelle présentés sur un étal
Produits utilisés en médecine traditionnelle présentés sur un marché rural au Nigeria en juillet 2025. Image d’archives, sans représentation de la cérémonie de Niamey. Photo Chukwu Daberechi / Wikimedia Commons, CC0 1.0.

Le Niger a ouvert mardi 27 octobre à Niamey la 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle avec un appel à mieux encadrer les pratiques, documenter les savoirs et renforcer la collaboration avec les structures sanitaires. La cérémonie a été lancée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin colonel-major Garba Hakimi.

La rencontre est consacrée aux efforts de recherche et de développement susceptibles d’intégrer la médecine traditionnelle à la couverture sanitaire universelle. Le ministre a présenté ce secteur comme un recours de proximité enraciné dans les réalités sociales, tout en insistant sur la qualité des produits, la sécurité des pratiques et la traçabilité des matières premières.

Les autorités demandent également une meilleure maîtrise des préparations et une évaluation scientifique des effets thérapeutiques revendiqués. Les tradipraticiens ont été invités à signaler les effets indésirables suspectés et à orienter vers les services compétents les cas complexes qui dépassent leur champ d’intervention.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Niger, Jean-Baptiste Nikiema, a mis en avant quatre priorités. Elles portent sur la recherche et les données probantes, la documentation des savoirs, la réglementation du secteur et la coopération entre praticiens traditionnels et professionnels de la médecine conventionnelle.

Le Collectif des organisations des tradipraticiens de santé du Niger a demandé l’institution d’une journée nationale consacrée à la médecine traditionnelle. Sa vice-présidente, Laoula Aïssata Bintou, a aussi défendu le développement des partenariats avec les chercheurs, les universités et les institutions sanitaires.

Une exposition-vente de produits de la pharmacopée traditionnelle est annoncée à Niamey du 27 octobre au 5 novembre. Des panels doivent accompagner l’événement afin de discuter de la recherche, de la sécurité des produits et de l’organisation du secteur.

Sources et corrections

https://www.lesahel.org/journee-africaine-de-la-medecine-traditionnelle-une-integration-responsable-au-service-de-lamelioration-du-systeme-sanitaire/

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