Huit mineurs qui se dirigeaient vers des sites d’orpaillage ont été interceptés entre le 21 et le 25 octobre par la police des frontières de Dakola, dans la commune de Pô, au sud du Burkina Faso. Les enfants ont ensuite été confiés aux services de l’action sociale.
Ces services doivent organiser leur retour auprès de leurs parents ou de leurs tuteurs, selon un compte rendu publié mardi par l’Agence d’information du Burkina. La destination précise des enfants, leur âge et les circonstances de leur déplacement n’ont pas été détaillés.
Le chef du poste frontalier, le commissaire Amitandi Onadja, a appelé les familles à mieux protéger les mineurs tentés de rejoindre les zones d’extraction artisanale de l’or. Il a cité les risques d’exploitation, de travaux pénibles, d’accidents graves et de déscolarisation.
La police a aussi évoqué le danger de réseaux organisés susceptibles de profiter de la vulnérabilité des enfants. Aucun suspect ni intermédiaire n’a toutefois été annoncé dans cette affaire et aucune procédure judiciaire n’a été mentionnée.
Dakola relève de la commune de Pô, dans la province du Nahouri. Les interceptions ont été menées sur plusieurs jours par les services chargés du contrôle de cette frontière méridionale.
Les autorités locales ont invité les habitants à signaler les départs suspects de mineurs aux services de sécurité. Elles ont également salué la coopération entre la population, les services techniques et les forces de défense et de sécurité lors des interceptions.
Sources et corrections
Agence d’information du Burkina | https://www.aib.media/?p=172444 | compte rendu des interceptions et déclarations policières publié le 27 octobre 2026



