À Agadez, la journée nationale de mobilisation contre la traite des personnes et l’esclavage s’est tenue lundi 28 septembre autour du lien entre migration et vulnérabilité. La secrétaire générale du ministère nigérien de la Justice, Abdourahmane Amina Moussa, a rappelé qu’au premier semestre 2026, le centre d’accueil et de protection de Zinder avait enregistré et assisté 86 victimes de traite, selon l’Agence nigérienne de presse.
Ce chiffre concerne les personnes prises en charge par ce centre pendant la période citée. Il ne mesure pas l’ensemble des victimes au Niger. Le choix d’Agadez pour la commémoration rappelle le rôle de la région dans les circulations de personnes et de marchandises, ainsi que les risques d’exploitation rencontrés par certains voyageurs.
La représentante du ministère a détaillé quatre volets de la réponse publique : informer pour prévenir, protéger et accompagner les victimes, poursuivre les auteurs et coordonner l’action des institutions. Le gouverneur Ibra Boulama Issa a insisté sur une distinction essentielle : la mobilité en elle-même ne constitue pas le problème ; l’infraction apparaît lorsque des situations de vulnérabilité sont exploitées à des fins de traite.
Pour illustrer le travail de la justice, le gouverneur a cité des données de 2024 dans le ressort d’Agadez : 19 auteurs poursuivis, 10 jugés et quatre condamnés. Ces nombres portent sur différentes étapes de la procédure et ne doivent pas être lus comme un bilan de l’année en cours. Les autorités appellent à améliorer la détection des situations suspectes et l’orientation des personnes vers les services compétents.
Photo d’archive : une rue du centre d’Agadez. © Vincent van Zeijst / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; image recadrée.



