Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Burkina Faso : RAFFINOR-BF inaugurée, avec une capacité initiale de 164 tonnes d’or par an

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Installations de traitement de l’or de la mine d’Essakane au Burkina Faso, photographie d’archive
Installations de traitement de la mine d’Essakane, au Burkina Faso. Photo d’archive, distincte de la nouvelle raffinerie RAFFINOR-BF. © Iamgold / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Le Burkina Faso a inauguré, lundi 28 septembre à Ouagadougou, sa première raffinerie nationale d’or, RAFFINOR-BF. Selon la présidence du Faso, l’installation a coûté plus de 11 milliards de FCFA, mobilisés par l’État notamment à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP), avec des partenaires privés burkinabè.

La capacité annoncée pour la première phase est de 164 tonnes d’or affinées par an. Le gouvernement évoque une extension possible à 515 tonnes. Ces chiffres décrivent les capacités de l’outil industriel et une projection : ils ne constituent ni un volume déjà traité ni une prévision de production minière.

Pour les autorités, l’enjeu est de conserver au Burkina Faso une plus grande part des opérations de transformation de l’or. Après une visite de l’usine, le président Ibrahim Traoré a défendu la maîtrise locale de la chaîne de valeur, de l’extraction à l’affinage, et appelé à former des compétences techniques capables de faire fonctionner ce type d’équipement.

La mise en service ouvre ainsi une étape industrielle distincte de l’extraction. L’ambition affichée par Ouagadougou est de traiter à terme l’or issu des mines industrielles et de l’activité artisanale, puis de faire de la raffinerie un pôle régional. La capacité effectivement utilisée dépendra toutefois de l’approvisionnement de l’usine et de sa montée en régime.

Photo d’archive : installations de traitement de la mine d’Essakane, distinctes de RAFFINOR-BF. © Iamgold / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 ; image recadrée.