L’armée malienne a annoncé avoir découvert 54 corps dans un campement de Tagadayat, à environ 35 kilomètres au sud-est de Ménaka. Ce bilan communiqué lundi par l’état-major général des Armées intervient après des attaques contre des civils signalées dans ce secteur du nord-est du pays.
Une patrouille conjointe des Forces armées maliennes et de leurs partenaires a été envoyée dans la zone à la suite d’alertes venues des populations. Neuf personnes retrouvées vivantes ont été évacuées vers Ménaka pour être prises en charge, tandis que les victimes ont été inhumées sur place, selon le communiqué militaire relayé par l’Agence de presse africaine.
Les violences avaient été signalées le 18 octobre. Le bureau exécutif de la communauté Idaksahak avait alors avancé un premier bilan d’au moins 48 civils tués, sans confirmation officielle immédiate. Le chiffre de 54 corps constitue un nouveau décompte issu des recherches menées sur le terrain et ne doit pas être additionné au bilan précédent.
L’état-major attribue les tueries à l’État islamique au Sahel en se fondant sur les premiers témoignages des rescapés. Cette attribution reste celle des autorités et des témoins cités. Elle n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante dans une zone où l’accès à l’information demeure limité.
Tagadayat se trouve dans la région de Ménaka, près de la frontière avec le Niger. Ce vaste espace sahélien est marqué par la présence de groupes armés et par des déplacements de populations exposées aux attaques contre les campements et les axes de circulation.
L’armée affirme avoir renforcé ses patrouilles autour de Ménaka et facilité le déplacement de familles vivant dans des campements jugés vulnérables. Les opérations de sécurisation se poursuivent, tandis que la prise en charge des neuf rescapés doit permettre de préciser les circonstances de l’attaque et l’identité des victimes.
Sources et corrections
APA News
État-major général des Armées maliennes



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