Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a porté à New York plusieurs positions diplomatiques défendues par la Confédération des États du Sahel (AES). Lors de deux réunions organisées en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, il a insisté sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence et le rejet des mesures coercitives unilatérales.
Le chef de la diplomatie malienne s’est exprimé le 25 septembre lors de la huitième réunion ministérielle du Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations unies, puis au cours d’une réunion de haut niveau du Groupe des Amis de l’Alliance des Civilisations.
Dans son intervention, Abdoulaye Diop a dénoncé ce qu’il présente comme des violations répétées de la Charte des Nations unies, notamment le recours ou la menace de recours à la force ainsi que l’imposition de sanctions décidées en dehors des cadres multilatéraux.
Une diplomatie de souveraineté portée par l’AES
Cette prise de parole s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue depuis plusieurs mois par le Mali, le Burkina Faso et le Niger : priorité à la souveraineté nationale, refus des pressions extérieures et volonté d’accroître la coordination des trois États dans les enceintes internationales.
À New York, Abdoulaye Diop a également mis en avant la nécessité de renforcer le multilatéralisme et de traiter les États sur un pied d’égalité dans les institutions internationales. Ses déclarations reprennent des positions déjà défendues par Bamako dans les débats sur les sanctions, la sécurité et les relations avec les partenaires étrangers.
La Confédération AES cherche parallèlement à renforcer sa coordination économique et politique. À Bamako, des experts des trois pays préparent notamment une réunion ministérielle consacrée à l’industrie, au commerce, à la libre circulation et au climat des affaires.



