La Caisse nationale de sécurité sociale du Burkina Faso et son homologue de la République centrafricaine ont signé, le 25 septembre 2026, deux accords destinés à préserver les droits des travailleurs qui ont cotisé dans un pays et résident dans l’autre. Le dispositif concerne le paiement des pensions, les rentes liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, ainsi que la prise en compte des périodes d’assurance accomplies dans les deux États.
Le premier texte fixe les modalités pratiques de paiement des pensions et des rentes aux bénéficiaires installés de l’autre côté de la frontière. Il encadre notamment les transferts de fonds, les justificatifs, le contrôle des bénéficiaires et la reddition des comptes entre les deux caisses.
Le second est un arrangement administratif de coordination des régimes de sécurité sociale. Il doit permettre de cumuler, selon les règles applicables, les périodes d’assurance enregistrées au Burkina Faso et en Centrafrique pour l’ouverture d’un droit à pension. L’objectif est d’éviter qu’un changement de pays de résidence ou une carrière partagée entre les deux États fasse perdre des années de cotisation.
Ces précisions figurent dans le compte rendu de la cérémonie publié par Lefaso.net, fondé sur le dossier institutionnel des deux caisses. Yacouba Herman Nacambo, directeur général de la CNSS burkinabè, y déclare le 25 septembre : « La protection sociale ne doit pas être fragilisée par la mobilité des travailleurs. »
Les travaux techniques ont été menés à distance du 30 juin au 6 août 2026 afin de comparer les régimes et d’amender les projets d’accord. Le processus avait été engagé après des échanges tenus en décembre 2025 à Bangui, en marge d’une réunion de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale.
La signature n’équivaut toutefois pas encore à une mise en œuvre complète. La CNSS burkinabè identifie trois étapes restantes : informer les assurés, rendre opérationnels les paiements et les contrôles, puis ajuster le dispositif en fonction des difficultés rencontrées. Le dossier consulté ne précise ni date de démarrage des premiers versements transfrontaliers ni nombre de bénéficiaires déjà enregistrés.



