Le Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibah s’est dit prêt samedi à prendre en compte les préoccupations de l’Égypte sur les frontières maritimes et les eaux économiques en Méditerranée. Cette ouverture intervient quelques jours après le rejet par Le Caire d’un accord maritime entre la Libye et la Türkiye.
Abdulhamid Dbeibah, qui dirige le Gouvernement d’unité nationale reconnu par les Nations unies à Tripoli, s’est entretenu avec le chef des services de renseignement égyptiens Hassan Rashad. Les deux responsables ont évoqué les relations bilatérales et la coordination sur des dossiers d’intérêt commun, selon le bureau du Premier ministre libyen.
Le différend s’est ravivé après l’approbation, le 20 octobre, par la Chambre des représentants établie dans l’est de la Libye d’un mémorandum conclu en 2019 avec la Türkiye. L’Égypte a rejeté cette ratification le lendemain, affirmant que le texte était dépourvu d’effet juridique à son égard.
L’accord fixe des revendications concurrentes sur les zones maritimes de la Méditerranée orientale, dont les zones économiques exclusives et les plateaux continentaux. Ces tracés ont des conséquences directes sur les droits d’exploration énergétique. L’Égypte, la Grèce et Chypre considèrent qu’ils empiètent sur leurs propres revendications.
La déclaration de Dbeibah ne vaut pas révision de l’accord et aucun mécanisme de négociation n’a été annoncé. Elle ouvre toutefois une voie de dialogue entre deux pays qui partagent une frontière terrestre et entretiennent des liens économiques et sécuritaires étroits, alors que la Libye reste divisée entre le gouvernement de Tripoli et les autorités orientales alliées au maréchal Khalifa Haftar.




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