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À Diabo, plus de 80 éducateurs se forment à l’enseignement en mooré

La session de sept jours a porté sur la transcription et la didactique en langue nationale. Les participants réclament désormais des supports imprimés.

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Élèves dans une salle de classe au Burkina Faso, photographie d’archives
Une salle de classe au Burkina Faso en février 2014. Photographie d’archives, sans représentation de la formation organisée à Diabo en octobre 2026. Photo Jessica Lea / DFID / Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Plus de 80 directeurs d’école et enseignants de cours préparatoire ont achevé mercredi 21 octobre à Diabo, dans l’est du Burkina Faso, une formation de sept jours consacrée à l’éducation bi-plurilingue et à l’enseignement en mooré.

Ouverte le 13 octobre, la session a réuni des acteurs de la Circonscription d’éducation de base autour de la transcription et de la didactique des disciplines enseignées en langue nationale, selon l’Agence d’information du Burkina.

Les quatre premiers jours ont été consacrés à la transcription. Les trois suivants ont porté sur les méthodes d’enseignement. Le mooré a été retenu en raison de son usage dans la zone, notamment à travers les variantes zaoré et yaana, a expliqué l’inspecteur Olivier Delwendé Tiebyenga, point focal de la formation.

L’encadrement pédagogique a indiqué que les évaluations finales montraient une progression des participants. Un directeur d’école, Abdoul Karim Kaboré, estime que l’approche peut améliorer les apprentissages et réduire la durée du cycle primaire. Cette projection reste son appréciation et n’est pas présentée comme un résultat déjà mesuré.

Les participants ont aussi signalé une difficulté concrète. Les modules et documents de préparation ont été fournis uniquement sous forme numérique. Ils demandent des versions imprimées, jugées plus adaptées aux écoles rurales confrontées au manque d’électricité et à l’accès limité aux équipements numériques.

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