Samedi 26 septembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Sahel : l’Union africaine presse la finalisation du mandat d’arrêt africain

Le Conseil de paix et de sécurité demande d’accélérer deux outils de coopération judiciaire et de partage de renseignements. Son communiqué ne fixe toutefois ni calendrier, ni budget, ni modalités de contrôle.

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AES News, Comprendre le Sahel, image d’illustration
Illustration générique AES News. © Illustration générique AES News

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine demande à la Commission de l’organisation d’accélérer la finalisation d’un mandat d’arrêt africain et d’une base de données continentale sur les personnes désignées comme terroristes. Adopté le 23 septembre 2026 à New York et publié le lendemain, le texte présente ces deux outils comme des moyens de renforcer la coopération judiciaire et de démanteler les circuits d’approvisionnement illicites.

Le communiqué de la 1369e réunion du Conseil inscrit cette demande dans le Plan d’action stratégique continental de lutte contre le terrorisme pour 2026-2030. Il ne précise cependant ni la date de mise en service des dispositifs, ni leur budget, ni les règles qui encadreront l’alimentation et la consultation de la future base de données.

Le Conseil encourage parallèlement les États à échanger plus rapidement leurs renseignements sur les mouvements des groupes armés ainsi que sur les flux illicites d’armes et de financements. Il préconise des évaluations conjointes des menaces, une surveillance coordonnée des frontières et, lorsque les gouvernements concernés le décident, des opérations coordonnées. Le texte appelle aussi à accélérer l’entraide judiciaire et à mieux articuler les accords d’extradition entre pays voisins.

Ces orientations concernent directement les espaces frontaliers du Mali, du Burkina Faso et du Niger, où la circulation des groupes armés et des trafics impose des réponses dépassant le territoire d’un seul État. Au Burkina Faso, quatre postes-frontières viennent d’être réhabilités et dix kits de contrôle migratoire déployés, un chantier national distinct des mécanismes continentaux encore en préparation.

Le communiqué réitère également une demande formulée par la Conférence de l’Union africaine en février 2026 : élaborer un cadre continental contre l’usage terroriste des drones, des plateformes chiffrées et de la finance numérique. Il appelle les secteurs technologique et financier à coopérer avec les États, mais ne détaille ni les obligations attendues des entreprises, ni les garanties de protection des données.

Le Conseil réclame enfin des financements prévisibles pour les initiatives africaines de paix et de sécurité et un renforcement du soutien international. Aucun engagement financier nouveau ni mécanisme d’exécution assorti d’une échéance n’est annoncé dans le document.

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