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En Égypte, la journaliste Lina Attalah renvoyée devant un tribunal

La fondatrice de Mada Masr est poursuivie pour la gestion présumée d’un site sans licence et doit comparaître le 27 octobre au Caire.

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Drapeau national de l’Égypte
Drapeau national de l’Égypte. Illustration d’archives, sans représentation de Lina Attalah ni de la rédaction de Mada Masr. Wikimedia Commons, domaine public.

La justice égyptienne a renvoyé devant un tribunal Lina Attalah, fondatrice et rédactrice en chef du média indépendant Mada Masr, pour avoir, selon l’accusation, créé et géré un site sans licence. Son procès doit s’ouvrir mardi 27 octobre au Caire.

La décision est intervenue après plus de six heures d’interrogatoire par le parquet de la sûreté de l’État, selon son avocat Hassan al-Azhari. Lina Attalah a été remise en liberté contre une caution de 100 000 livres égyptiennes. Elle avait également été interrogée sur la publication de fausses informations, mais ce grief ne figure pas dans le renvoi devant le tribunal, d’après la défense.

En cas de condamnation, elle encourt une amende comprise entre un et trois millions de livres égyptiennes. La législation sur les médias permet aussi au tribunal d’ordonner la fermeture du site et la saisie de ses équipements. Ces sanctions restent à ce stade éventuelles, aucune culpabilité n’ayant été établie.

Mada Masr affirme avoir déposé plusieurs demandes de licence depuis 2018. Le média soutient n’avoir reçu aucune réponse régulière ou avoir appris le rejet d’une demande au cours d’une procédure judiciaire. Sa demande la plus récente serait en attente depuis 2023.

Fondé en 2013, le site est bloqué en Égypte depuis 2017 mais continue de publier en arabe et en anglais. Le dossier transmis au tribunal contient notamment un article récent consacré à des protestations dans plusieurs prisons et à la réponse des forces de sécurité, selon l’avocat cité par l’Associated Press.

L’affaire survient moins d’un mois après l’arrestation des six membres de la rédaction de la plateforme d’enquête et de vérification Matsadaash. Ils sont maintenus en détention provisoire pour des accusations comprenant l’appartenance à un groupe terroriste et la diffusion de fausses informations, accusations qu’ils contestent.

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