La Namibie a ramené sa prévision de croissance pour 2026 à 2,3 %, contre 3,1 % dans le budget initial, après une activité plus faible qu’attendu au premier semestre. Cette révision figure dans l’examen budgétaire de mi-année présenté jeudi 22 octobre.
Le gouvernement table ensuite sur une accélération progressive, avec une croissance de 2,6 % en 2027, 3 % en 2028 et 3,3 % en 2029. Le ministère des Finances mise notamment sur de nouveaux projets miniers, des cours soutenus de l’uranium et de l’or ainsi que sur une consommation plus ferme si l’inflation et les taux d’intérêt se détendent.
Le déficit budgétaire prévu pour l’exercice en cours reste fixé à 5,5 % du produit intérieur brut. La trajectoire de la dette s’alourdit toutefois, puisqu’elle est désormais attendue à 68,7 % du PIB, contre 65,2 % dans les projections publiées en février.
La ministre des Finances, Ericah Shafudah, a identifié plusieurs risques susceptibles de peser sur ces perspectives. Elle a cité la faiblesse de la demande mondiale et des prix des matières premières, en particulier pour les diamants, ainsi que le coût élevé des carburants.
Le scénario budgétaire prend aussi en compte la perspective d’un épisode El Niño et l’épidémie de fièvre aphteuse. Ces facteurs touchent à la fois les recettes d’exportation, les coûts intérieurs et les activités agricoles, sans que leur impact puisse encore être chiffré avec précision.




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