Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

En Tanzanie, John Pambalu inculpé de trahison après Tundu Lissu

Le responsable du Chadema devient la deuxième figure dirigeante du principal parti d’opposition poursuivie pour trahison.

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Tundu Lissu s’exprime au Parlement tanzanien en 2017, photographie d’archives
Tundu Lissu, dirigeant du Chadema lui aussi poursuivi pour trahison, au Parlement en 2017. Image d’archives.

Un deuxième haut responsable du principal parti d’opposition tanzanien Chadema a été inculpé de trahison, une infraction passible de la peine capitale. John Pambalu a comparu mercredi 21 octobre, dans un contexte de durcissement des poursuites engagées contre les adversaires du pouvoir.

Membre du conseil national du Chadema et ancien dirigeant de sa branche jeunesse, John Pambalu est accusé d’avoir voulu convaincre la population d’empêcher la tenue des élections générales de 2025. L’acte d’accusation lui reproche aussi d’avoir encouragé des manifestations destinées, selon le parquet, à intimider l’exécutif.

Ces accusations restent celles de la poursuite et n’ont pas encore été tranchées par un tribunal. Le Chadema les inscrit dans une campagne de répression politique, tandis que les autorités tanzaniennes présentent régulièrement les procédures engagées contre l’opposition comme l’application du droit pénal.

John Pambalu est le deuxième cadre du parti poursuivi pour trahison après son président Tundu Lissu. Le procès de ce dernier, détenu depuis avril 2025, approche de son terme. Le parquet a soutenu récemment qu’une condamnation pour trahison ne conduisait pas nécessairement à une peine de mort obligatoire.

Le vice-président du Chadema, John Heche, a confirmé publiquement l’inculpation et affirmé que son parti poursuivrait son combat. Le Chadema avait été écarté du scrutin d’octobre 2025, officiellement remporté par la présidente Samia Suluhu Hassan avec 98 % des voix.

Le bilan des violences ayant suivi cette élection reste contesté. L’opposition et des organisations de défense des droits humains évoquent environ 2 000 morts, tandis qu’une commission d’enquête mise en place par la présidente a recensé 518 décès sans désigner de responsables.

Sources et corrections

https://www.africanews.com/2026/10/22/second-tanzanian-opposition-figure-faces-death-penalty-after-treason-charges/
https://www.nampa.org/text/23046097

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