Le Ghana a ordonné à son régulateur minier d’harmoniser les salaires et les conditions d’emploi dans le secteur avant le transfert prévu d’une partie des opérations à des sous-traitants locaux.
La Minerals Commission doit veiller à ce qu’aucun travailleur ne subisse de réduction de salaire, d’indemnités, d’avantages ou de conditions de service lors du passage d’une exploitation directe à une exploitation sous contrat, selon une directive du ministère des Terres et des Ressources naturelles.
Le régulateur devra aussi proposer un système de classification des sous-traitants en fonction de leurs capacités. Les documents de mise en œuvre sont attendus au plus tard le 30 novembre, avant l’application renforcée des règles de contenu local prévue en décembre.
Cette décision répond aux inquiétudes des syndicats, qui craignent que le remplacement d’opérateurs multinationaux par des prestataires locaux ne se traduise par une détérioration des rémunérations et des protections sociales. Le gouvernement assure qu’il appliquera une tolérance zéro aux pratiques de travail abusives, aux ententes et aux sociétés servant de prête-noms.
Premier producteur d’or d’Afrique, le Ghana demande aux groupes miniers de confier davantage d’activités à des entreprises nationales. La politique concerne notamment des opérateurs internationaux présents dans l’or et le manganèse.
L’enjeu est de renforcer la valeur conservée dans l’économie ghanéenne sans transférer le coût de la réforme aux travailleurs. Les propositions de la Minerals Commission devront préciser comment les normes communes seront contrôlées sur l’ensemble de la chaîne minière.
Sources et corrections
https://www.reuters.com/world/africa/ghana-moves-standardise-mining-pay-amid-local-content-drive-2026-10-22/
https://www.myjoyonline.com/contract-mining-here-are-governments-3-new-measures-to-protect-mineworkers/
https://www.myjoyonline.com/government-sets-november-30-deadline-for-safeguards-under-contract-mining-policy/




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