Les organisations non gouvernementales intervenant au Burkina Faso devront consacrer au moins 80 % de leur budget global aux investissements directs. Deux décrets adoptés en Conseil des ministres, jeudi 24 septembre, leur accordent un délai de deux ans pour se conformer aux nouvelles règles.
Ce seuil réserve, par différence, au maximum 20 % du budget aux autres dépenses. Le gouvernement présente la mesure comme un moyen de limiter la part des ressources absorbée par le fonctionnement des organisations et de diriger davantage de financements vers les actions bénéficiant aux populations.
Les textes distinguent aussi les conditions applicables selon l’origine de l’organisation. Les associations de droit burkinabè devront disposer d’un accord-cadre pour obtenir le statut d’ONG. Les structures étrangères seront soumises à une convention de siège.
Ces décisions figurent dans le compte rendu du Conseil des ministres du 24 septembre, diffusé par la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Elles correspondent à des décrets adoptés, et non à un projet encore soumis à examen.



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