Une recherche universitaire menée au Burkina Faso met en évidence des difficultés rencontrées par des enseignants dans la maîtrise et l’utilisation des nouveaux manuels de français du cours préparatoire première année. Le travail souligne aussi les atouts de ces supports introduits dans le cadre de la réforme curriculaire du primaire.
Sékou Savadogo a soutenu cette thèse mardi 20 octobre à l’Université Norbert Zongo de Koudougou. Le jury l’a déclaré docteur en sciences de l’éducation, dans la spécialité mesure et évaluation, avec la mention très honorable.
L’étude s’est intéressée à la manière dont les enseignants s’approprient les nouveaux outils didactiques et les mobilisent pour améliorer les apprentissages. Selon l’Agence d’information du Burkina, elle fait ressortir à la fois les apports des manuels et les obstacles qui limitent leur utilisation optimale en classe.
Le président du jury, Joseph Béogo, a estimé que le travail apportait des réponses pertinentes aux questions soulevées. Des observations ont toutefois été formulées afin de renforcer la recherche avant sa diffusion comme référence scientifique pour le système éducatif burkinabè.
Le directeur de thèse, François Sawadogo, a pour sa part relevé l’intérêt des résultats pour la formation continue des enseignants. Les difficultés identifiées pourraient servir à concevoir des contenus de formation plus proches des besoins observés sur le terrain.
Le nouveau docteur souhaite que ses recommandations soient prises en compte par les autorités compétentes. L’enjeu est désormais de transformer les constats de la recherche en accompagnement concret pour les enseignants chargés d’appliquer la réforme au premier niveau du primaire.
Sources et corrections
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