Le Kenya a confirmé mardi un neuvième cas d’Ebola, détecté chez un proche du premier patient alors qu’il se trouvait déjà en quarantaine, a annoncé le ministère de la Santé. Les autorités indiquent que les neuf infections restent rattachées au même foyer et qu’aucune transmission hors de ce groupe n’a été mise en évidence à ce stade.
Le nouveau patient a été isolé dès l’apparition de symptômes avant d’être testé et pris en charge, selon le ministère. Sur les neuf personnes contaminées, quatre sont des proches du cas initial et quatre des professionnels de santé exposés pendant les soins.
Le directeur général de la Santé, Patrick Amoth, a indiqué que 134 des 135 contacts identifiés avaient été retrouvés et placés en quarantaine. La liste peut encore évoluer à mesure que les équipes reconstituent les interactions de chacun des patients.
Le premier cas kényan concernait un homme arrivé à Nairobi le 3 octobre après un voyage depuis la République démocratique du Congo via l’Ouganda. Il a été testé positif le 5 octobre et est mort le même jour à l’hôpital.
Un premier groupe de contacts doit achever le 25 octobre la période de surveillance de 21 jours. Les personnes restées sans symptôme pourront alors quitter la quarantaine, et le ministère a demandé aux communautés de ne pas les stigmatiser.
Le Kenya n’avait annoncé que huit cas le 18 octobre. Le passage à neuf constitue une nouvelle infection, mais le fait qu’elle ait été détectée chez une personne déjà suivie limite pour l’instant le risque d’un foyer non repéré, selon l’évaluation officielle.
La vigilance reste élevée en raison de l’épidémie en République démocratique du Congo, la plus meurtrière jamais enregistrée dans ce pays. Le virus se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou avec des surfaces contaminées.
Sources et corrections
Reuters, Associated Press, ministère kényan de la Santé



