Le Parlement égyptien a reporté au 26 octobre le vote sur l’autorisation donnée aux forces armées de soutenir l’Arabie saoudite si Riyad en fait la demande. La décision prolonge les consultations au Caire sur une éventuelle implication militaire face aux attaques menées par les rebelles houthis du Yémen.
Les députés ont ajourné lundi 19 octobre une deuxième séance à huis clos consacrée à la requête du président Abdel Fattah al-Sissi. La Constitution égyptienne exige une majorité des deux tiers pour engager les forces armées dans une mission de combat hors du territoire, après consultation du Conseil de défense nationale.
Al-Sissi avait déclaré samedi que l’Égypte prendrait toute mesure nécessaire pour protéger ses alliés du Golfe. Cette position a fait craindre un engagement plus direct dans le conflit, alors que les attaques contre des installations saoudiennes et la navigation en mer Rouge se multiplient.
Le Parti social-démocrate égyptien a demandé à ses députés de s’abstenir. Il affirme que le Parlement ne dispose pas d’informations suffisantes sur les objectifs, la durée, le coût et les risques de la mission envisagée, tout en disant soutenir la sécurité saoudienne. Le grand imam d’Al-Azhar a de son côté appelé à une médiation urgente.
Le débat intervient dans un contexte économique tendu. L’Arabie saoudite détient un dépôt de 5,3 milliards de dollars auprès de la banque centrale égyptienne, arrivé à échéance ce mois-ci, tandis que les perturbations en mer Rouge pèsent sur les recettes du canal de Suez.
Sources et corrections
Reuters, Constitution égyptienne, déclarations du Parti social-démocrate égyptien et d’Al-Azhar




Réagir à cet article